Représentation-Visualisation de données
Recherche, Valorisation et Médiation
Ateliers de Recherche, de Création
Assistez à RES#02 — 7 juillet 2017 !
Cycle RES


RECHERCHE EN VISUALISATION DE DONNÉES

RES est un cycle de recherche, de valorisation et de médiation scientifiques consacré à la « visualisation-représentation de données » (Data Design, Visualisation de données/InfoVis, etc.). Ce cycle se déploie autour de trois catégories d’actions : la programmation de sessions de conférence scientifique ; la mise en place d’ateliers de recherche (‘openconference’, workshops, présentations de travaux et démonstrations) ; l’organisation d’événements (expositions et rencontres grand-public).

Croisant les différents champs et disciplines concernés (des Sciences Humaines et Sociales aux Sciences et Techniques de l’Ingénieur), ce programme entend fédérer une très large communauté d’acteurs : chercheurs et enseignants-chercheurs des Universités, du CNRS et du monde privé (tous secteurs confondus), experts (designers, ingénieurs, ‘startupers’, etc.) concepteurs et/ou pourvoyeurs de nouvelles solutions logicielles/applicatives offrant de ‘traduire’ visuellement divers ensembles de données (et ouvrant ainsi à d’autres modalités de traitement). Ce cycle de recherche vise la constitution d’un réseau scientifique encourageant un certain pluralisme des points de vue et favorisant la mutualisation des savoirs, des expertises ainsi que le partage d’informations et outils (méthodologiques et techniques) utiles à la conduite de recherche. Les objectifs premiers du cycle RES sont de :

. tracer une cartographie de la recherche spécialisée en visualisation-représentation de données sur les territoires français et transfrontalier,
. contribuer à la mise en place de nouvelles initiatives de recherche (et de formation à la recherche) faisant se rencontrer les disciplines et les institutions,
. œuvrer en faveur de nouvelles ‘médiations’ auprès d’un large public (étudiants, professionnels de différents secteurs, etc.) des résultats et avancées scientifiques les plus significatifs dans le domaine visé (toutes disciplines confondues). Outre la promotion des thèmes, objets et sujets de recherche, cette dernière orientation rendra compte plus largement des nombreuses démarches, approches et méthodes qui sous-tendent l’investigation scientifique.

Pour la première édition, le cycle RES reçut le soutien de la Maison Européenne des Sciences de l’Homme et de la Société (MESHS : unité mixte de service et de recherche du CNRS — USR 3185), de l’Unité CALHISTE (Cultures, Arts, Littératures, Histoires, Imaginaires, Sociétés, Territoires, Environnement — EA 4343), du pôle Images Nord-Pas de Calais Pictanovo ainsi que de la Plaine Images.

A l’occasion de la seconde édition (à venir), le cycle RES sera soutenu par l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, l’institut Actes (UMR 8218), le Conservatoire National des Arts et Métiers, l’Unité  CEDRIC (EA 4629), l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs ainsi que l’ENSADlab.

Institutions/entités organisatrices (RES#02) :

UP1ACTE
CNAMCedric
ENSAD

Institutions/entités participantes (RES#01) :

MESHSCalhistePictanovoPlaines Image

Institutions/entités partenaires :

UVHCINRIA LilleURennes 2Ulille 1, 3Alliance Big Data

Associations partenaires :

afihmEGC GT VIF

Experts

COMITÉ D’EXPERTS DU CYCLE RES

  • David Bihanic
    McF Univ. Paris 1
    L I w
  • Fatma Bouali
    Prof. Univ. Lille 2
    I w
  • Pierre-Henri Cubaud
    Prof. CNAM Paris
    w
  • Nathalie Delbard
    McF Univ. Lille 3
    w
  • Sophie Pittalis
    McF Univ. Lille 3
    I w
  • Nicolas Roussel
    DR INRIA Lille
    L I w
  • Nicolas Thély
    Prof. Univ. Rennes 2
    L I w

res_filaire

 

Le cycle RES se place dans la dynamique d’une ‘recherche-action’ impliquant, dans le même temps, la programmation de sessions de conférences, la réalisation d’expositions grand-public mais également la conduite de projets de recherche, d’études spécialisées — deux études sont actuellement en cours. La première entend aboutir à la définition d’une nouvelle taxonomie des diverses représentations-visualisations de données (tous champs/domaines/secteurs) — clarification des ‘statuts’ (outil d’aide à la décision, solution de visualisation comparative/analytique de données publiques, module de visualisation de données documentaires, œuvre d’art numérique, etc.), des visées (informationnelles, fonctionnelles, formelles/esthétiques, etc.), des fondations conceptuelles et orientations d’usage des productions recensées. La seconde ambitionne la réalisation d’une cartographie interactive de la recherche ‘spécialisée’ en visualisation-représentation de données sur les territoires français et transfrontalier (acteurs/thèmes/objets/sujets/ problématiques).

Le cycle RES ouvre, en sus, à une investigation épistémologique. Concourant par ailleurs à un élargissement du cadre problématique de la recherche en représentation-visualisation de données, ce cycle entend permettre une meilleure identification des porosités (échanges presque ‘osmotiques’) et complémentarités entre les disciplines concernées/impliquées (approches-stratégies-conduites de recherche). N’obligeant pas un recentrement autour d’objets de recherche communs, il s’agit là de provoquer/d’orchestrer et d’étudier de nouvelles formes et modalités de rencontre des disciplines entre elles : des rencontres situées ‘en leur pourtour’, c’est-à-dire à leurs limites et frontières établies (d’ordre essentiellement conceptuel, pratique, ‘postural’, méthodologique ou bien encore épistémologique) favorisant la confrontation d’idées (suivant certaines entrées thématiques), le croisement de propositions théoriques (sujets, hypothèses, abductions, etc.) ainsi que le partage d’expériences (cas d’étude, retours d’expérience ‘projet’, etc.). Ce cycle s’attache donc, plus précisément, à l’étude des discontinuités épistémologiques engageant (possiblement) de nouvelles voies heuristiques et favorisant, plus largement, l’établissement d’une « péridisciplinarité » de la recherche ici spécialisée en représentation-visualisation de données.

Sont conviés à la table de ces rencontres, tous les champs et spécialités traitant (de près ou de loin) de questions scientifiques rapportées à la représentation-visualisation de données – large spectre disciplinaire (sciences appliquées et fondamentales) : AD&L [Arts, Design & Lettres] ; SHS [Sociologie, Psychologie, Anthropologie, InfoCom, Histoire, etc.] ; STI [Mathématiques, Informatique, Electronique, Robotique, etc.] ; SVT [Biologie, Chimie, Physique, etc.] ; SMd (Sciences Médicales) ; SPo (Sciences Politiques), etc. Chaque édition (RES #01, #02, etc.) engage l’analyse de cas concrets (projets, travaux, expérimentations, créations) et par là même l’étude des concepts, démarches et logiques ayant permis ces développements.

Soucieux de renforcer la collaboration scientifique public-privé, le cycle RES œuvre en faveur d’une meilleure irrigation des savoirs/connaissances (comprendre les contributions et apports de chacun, fertiliser des espaces de collaboration privé-public) ainsi que d’un développement accru des Partenariats Public-Privé — PPP (Recherche-Industrie ; divisions R&D-R&I privées & unités de recherche publiques, etc.). Il concourt à une augmentation de la valeur des résultats de la recherche en visualisation-représentation de données tablant, d’une part, sur la mise en valeur des connaissances et, d’autre part, sur la création de situations de « transformation » (transformer les données en connaissances, les connaissances en actions à haute valeur ajoutée sociale/éco/techno…).

Au-delà de la fonction de transformation/transfert, le cycle RES définit des actions de valorisation augurant la création de nouveaux formats/nouvelles formes de médiation scientifique — exposition (‘wonder-rooms’/cabinets de curiosité revisités), ‘data playgrounds’, etc. — Il entend interroger par là même la place de la pratique en recherche (de la recherche par la pratique) ; deux orientations sont dès lors à l’étude. L’une tablant sur une consolidation des concepts et théories par la pratique (cadre de vérification des hypothèses de recherche ; cadre probatoire/d’expérimentation ; la pratique comme catalyseur), l’autre sur une exploration par la pratique (espace ‘maïeutique’, espace-lieu de découverte). Outre la promotion des thèmes, objets et sujets de recherche, il revient de rendre compte plus largement des nombreuses démarches, approches et méthodes qui sous-tendent l’investigation scientifique.

Afin d’assurer le pilotage scientifique des différentes éditions, le cycle RES s’est doté d’un comité d’experts composés de David Bihanic (responsable du cycle RES et responsable du comité), maître de conférences en Design à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, Fatma Bouali, maître de conférences HDR en Informatique à l’Université de Lille 2, Pierre-Henri Cubaud, professeur en Informatique au CNAM, Sophie Pittalis, maître de conférences en Sciences de l’Information et de la Communication à l’Université Lille 3, Nicolas Roussel, directeur de recherche à l’INRIA Lille ; Nathalie Delbard, maître de conférences en Arts Plastiques à l’Université Lille 3 — dont les recherches s’axent notamment sur la perception des images et l’expérience esthétique à partir de mesures oculométriques — intervient, quant à elle, en qualité de chercheur associé au comité — retrouvez ci-après leurs références à la rubrique ‘experts’.

Celui-ci est chargé de l’évaluation des réponses aux différents appels à contribution, de leur sélection (mise en rang et programmation par action) et statuera sur la liste des intervenants et exposants invités (en sus des conférenciers invités).

Outre cette fonction de programmation, le comité assure également la direction des études menées dans le cadre du cycle ainsi que l’encadrement des jeunes chercheurs et étudiants-chercheurs qui y contribuent.

res02_2

7 juillet 2017 — Amphithéâtre Abbé-Grégoire (CNAM)

cnam

L’édition RES#02 sera co-organisée par David Bihanic et Pierre-Henri Cubaud. Celle-ci se tiendra le 7 juillet 2017 au Conservatoire des Arts et Métiers à Paris (Amphithéâtre Abbé-Grégoire). Celle-ci accueillera, à l’instar de la première édition, des designers, ingénieurs, chercheurs et experts d’horizons divers témoignant de leur propre expérience dans le champ de la visualisation de données. À cette occasion, ils signaleront les principaux enjeux et perspectives actuels (opportunités, défis) et préciseront, par là même, les questions et problèmes auxquels ils s’attèlent à trouver réponse/résolution.

2_2

1 THÈME, 5 AXES

 

RES #02 : Visualiser l’action !

 

La seconde édition du cycle de conférences RES traitera des apports de la visualisation de données pour l’effectuation et l’appréhension de l’action. Seront prioritairement examinés certains contextes, certaines situations d’action que nous détaillons ci-après. L’objectif premier de cette rencontre scientifique sera de discuter de manière croisée de la pertinence (performance, efficacité et efficience) et de la prégnance (cognitive, visuelle, perceptive, esthétique) des techniques, méthodes, procédés et formalismes (idiomatiques ou non) de visualisation de données usités au regard des contextes et situations retenus.

Visualiser pour agir

Le premier axe concernera le recours aux techniques et systèmes de visualisation de données permettant d’assurer une fonction d’assistance/de soutien/d’appui visuo-perceptif (à destination de l’opérateur/utilisateur) en conduite de tâches, d’opérations, d’actions spécifiques (métiers/professionnelles, notamment) ; il pourra s’agir d’instrumentations de pilotage (de véhicules, de machines, etc.), d’outils ou de plateformes de suivi/supervision de l’action en cours d’exercice, etc.

Dans ce cadre, les données visualisées croisent souvent (et non uniquement) celles relatives à l’action réalisée ou en cours (traduction ‘proprioceptive’ : mouvement, geste, séquence et comportement de l’opérateur/de l’utilisateur, etc.) et celles afférentes à l’environnement (généralement matériel) accueillant l’action.

Visualiser son activité

Il sera abordé, dans un second axe, l’usage de dispositifs logiciels mobilisant des techniques de visualisation de données pour un suivi de l’activité. Par « activité », il revient de considérer un ensemble d’actions qualifiées et séquencées dans le ‘temps’, dans ‘l’espace’. Il pourra s’agir, par exemple, de diverses données personnelles de santé touchant à la fois au bien-être (ex : analyse de l’activité sportive ; suivi de l’alimentation, de l’état de santé général de la personne, etc.) et bien-vivre des personnes au quotidien (suivi de la consommation de biens, de services ; analyse et optimisation des déplacements, etc.). Une attention particulière pourra se voir portée à l’évaluation des procédés offrant une lecture et analyse comparatives accrues des données.

Visualiser les suites de l’action

En débord du périmètre de production des actions elles-mêmes, un troisième axe concernera les techniques et méthodes de visualisation renseignant sur les suites ou conséquences de l’action. Par là, reviendra-t-il de s’intéresser notamment aux dispositifs proposant d’accéder à des prévisions, formalisant des scénarios prospectifs (tantôt d’anticipation tantôt d’extrapolation), des projections futurologiques réalistes, probables, etc. Les champs disciplinaires développant ce type d’expertise et se constituant, par ailleurs, partie prenante de projets logiciel du type sont nombreux, citons (entre autres) l’économie, la finance, la météorologie, l’épidémiologie, le militaire, la gouvernance et le management d’entreprise.

Visualiser l’agir d’autrui

Le quatrième axe aura trait à la visualisation de l’action ou activité collective, pluri-individuelle : ce qui s’offre à la vue d’un ou plusieurs tiers (via des techniques et procédés de visualisation choisis) constitue le reflet d’actions d’autrui — en faveur d’une meilleure compréhension/appréhension de leurs ‘agissements’ (postures et manières d’agir). Il pourra ainsi être décidé du maintien d’une ‘synchronicité’ temporelle et/ou spatiale. Là encore, les champs et domaines d’expertises engagés ne manquent pas : l’histoire, la sociologie, l’anthropologie, etc.

Visualiser un ou plusieurs ‘actants’

Le cinquième et dernier axe de la conférence renverra à l’examen des techniques, procédés et méthodes de visualisation des « pérégrinations » et opérations ‘d’actants’. Les ‘actants’ désignent, en la circonstance, des acteurs non-humains ayant une certaine capacité et liberté d’agir. Les cas et situations existants sont aussi riches que divers : suivi ou traçage d’actions d’automates ou d’agents/de systèmes autonomes, d’essaims robotiques, de véhicules autonomes/intelligents (ex : ‘self-driving cars’ Google, Uber ; des matériels volants tels que les drones autonomes).

Ne dérogeant pas à son positionnement initial, le cycle RES entendra ouvrir à un questionnement sur la base d’expériences et d’expérimentations concrètes, pratiques. Aussi, sont conviés à intervenir des chercheurs de différents horizons disciplinaires, des concepteurs experts, des créatifs et autres profils d’acteurs en relation/prise ‘directe’ avec les situations, cadres et/ou contextes précédemment décrits.

L’édition RES#02 accueillera donc 4 sessions complémentaires :

- Session 1. Visualiser pour agir, visualiser son activité

- Session 2. Visualiser les suites de l’action

- Session 3. Visualiser l’agir d’autrui

- Session 4. Visualiser un ou plusieurs ‘actants’


Programme de l’édition RES#02


(à venir prochainement : titres et résumés d’intervention)

9h   Accueil des participants

9h30   Introduction à la conférence — David Bihanic et Pierre-Henri Cubaud

- Session 1. Visualiser pour agir, visualiser son activité
Présidents de session : Pierre-Henri Cubaud et Nicolas Roussel

9h45   Jean-Daniel Fekete (Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique-INRIA Saclay-Île-de-France, AVIZ, CNRS)

Titre : Le rôle de l’alphabétisation à la visualisation et à la prise de décision

La visualisation de données est en passe d’être adoptée dans l’industrie, le journalisme, et les sciences en général. Il est admis que les visualisations interactives permettent de comprendre des quantités importantes de données rapidement et sans effort. Mais les niveaux de compréhension des données sont aussi variés que les niveaux de compréhension des textes ou des mathématiques. Dans le cadre de cette intervention, je présenterai quelques éléments montrant que l’entraînement et l’éducation permettent d’améliorer sensiblement les capacités à interpréter des visualisations. De façon similaire, percevoir et comprendre des données grâce à la visualisation ne garantit pas que les décisions prises selon les données perçues soient toujours les plus rationnelles. Je parlerai des biais cognitifs qui ne disparaissent pas en utilisant les visualisations, et la nécessité d’enseigner ces biais et les méthodes pour les prévenir.

10h15   Julien Guiboudenche (société ErSyA — Ergonomie des systèmes avancés) et Pascal Salembier (Université Technologique de Troyes, TechCICO, CNRS)

Titre : Visualiser la dynamique de l’expérience vécue lors d’une activité entre situation locale et temps long : les pratiques dans le User eXperience et en ergonomie

Les communautés du User eXperience et de l’ergonomie cognitive cherchent à fonder la caractérisation de l’expérience humaine (sentiments, émotions, préoccupations, finalités, etc.) sur de nouvelles bases techniques (recueil et visualisation) et théoriques (« remembered experience, lived experience »). En particulier, comment caractériser l’expérience entre la situation d’action de l’utilisateur (la richesse de son vécu en action ici et maintenant) et son évolution sur des temporalités étendues (cf. la richesse de la dynamique sur plusieurs mois ou années) ? Comment caractériser l’une sans négliger l’autre ? Quels niveaux d’analyse viser et quels outils de visualisation développer pour la restitution synthétique et l’exploration des données ? Après une brève description de différentes options tirées de la littérature, nous nous focaliserons, au cours de cette intervention, sur la présentation d’une approche originale développée dans le contexte du PIA Smart Electric Lyon. Dans la phase recueil de données, des enregistrements vidéo, des carnets de bord et des chroniques synthétiques ont été utilisés pour confronter les utilisateurs aux traces de leurs activités à plusieurs niveaux de granularité temporelle (situations locales et évolution sur plusieurs années). Dans la phase d’exploration des données recueillies (verbalisations et quantifications de l’expérience vécue) des outils de représentation synthétique de l’expérience (radars et série temporelle) ont été articulés aux verbalisations sur l’action. Nous conclurons cette présentation en insistant sur les apports mutuels de ces méthodes et outils (verbalisations locales, représentations radiales et sérielles) et la nécessité d’un développement théoriquement informé des outils de visualisation de l’expérience.

10h45   Christophe Hurter (École Nationale de l’Aviation Civile-ENAC, Interactive Computing Laboratory-LII)

Titre : Visualiser et interagir avec de grandes quantités de données

Notre société est déjà entrée dans l’ère des données dont le volume ne cesse de croître et avec des attentes toujours plus importantes quant à leur exploitation. L’analyse de ces grandes quantités de données complexes est essentielle pour en extraire de l’information et créer de la valeur ajoutée, mais cette tâche est difficile. Dans de nombreux cas, il est impossible de traiter les données de par leur grande taille (puissance de calcul insuffisante) et par leur volatilité, le temps de calcul ou d’affichage étant trop long, le résultat de l’analyse ne correspond plus aux données qui ont eu le temps d’évoluer. Ce problème est donc double avec non-seulement l’affichage des données mais aussi leur traitement. L’ENAC, au travers de son groupe de recherche « Visualisation Interactive de Données » (DataViz) a développé des techniques basées « pixels » pour essayer de pallier à ces limitations. Au cours de cette intervention, je présenterai ces outils au travers de démonstrations et cas d’utilisation avérés.

- Session 2. Visualiser les suites de l’action
Présidents de session : David Bihanic et Sophie Pittalis

11h15   Arnaud Banos et Robin Cura (Géographie-Cités, CNRS)

Titre : Visualiser, modéliser et explorer des données spatio-temporelles en géographie

En fait de visualisation, les géographes peuvent s’appuyer sur une longue tradition en matière de représentation de données spatiales et temporelles. Les méthodes de cartographie et de géovisualisation se sont désormais démocratisées, et de nouveaux enjeux apparaissent, notamment avec l’apparition de données plus massives, moins structurées, ou encore générées par des modèles de simulation. Au cours de cette intervention, nous souhaitons montrer et illustrer les parallèles qui peuvent être réalisés entre la visualisation de données spatio-temporelles empiriques, issues de capteurs, d’une part et la visualisation de données issues de modèles, voire même la visualisation de modèles en tant que tels, d’autre part. Parallèles dans les objectifs d’abord, en ce que la visualisation doit permettre dans les deux cas de déceler des structures dans les masses de données mobilisées. Parallèles dans les usages aussi, l’exploration visuelle ambitionnant de discerner des structures et des singularités quelques soient les échelles et niveau d’agrégations envisagés, aussi bien dans des données individuelles issues de capteurs que dans la modélisation de processus émergents. Parallèles enfin dans les méthodes employées, puisque nous faisons l’hypothèse que les techniques d’interaction avec les données s’appliquent aussi bien aux données empiriques qu’aux données simulées, mais aussi à l’observation et à l’analyse des méthodes de collecte ainsi qu’aux comportements des modèles. Nous souhaitons donc montrer l’intérêt et l’adéquation des méthodes d’exploration interactives à l’analyse de données spatio-temporelles, dans un contexte disciplinaire qui a évolué, mais qui y reste tout autant, si ce n’est plus, propice.

11h45   Thomas Polacsek (Office National d’Études et de Recherches Aérospatiales-ONERA)

Titre : Modéliser-visualiser les systèmes : aux limites du paradigme ‘entité-association’

Depuis le siècle dernier, les objets conçus par l’homme ne cessent de se complexifier au point que la majorité des objets modernes qui nous entourent sont d’une complexité inégalée. Pour exemple, si l’on peut rapprocher la conception des premières locomotives à vapeur à de l’artisanat, la conception des trains à grande vitesse actuels englobent de nombreuses facettes, telles que l’aérodynamique, la sûreté, les contraintes environnementales ou le marketing et utilisent des techniques complexes comme les matériaux composites ou l’informatique embarquée. À cette complexité de l’objet et des techniques employées à sa fabrication vient s’ajouter une complexité dans les structures de production. Ainsi, les entreprises ne maîtrisent plus à elles seules l’ensemble du processus de conception, mais s’inscrivent dans des réseaux de partenariats plus ou moins proches, intégrant une chaîne logistique étendue (« supply chain ») et de la sous-traitance. Pour appréhender cette complexité, pour pouvoir raisonner avec et penser les systèmes dans leurs différentes facettes, de nombreuses notations et langages ont vu le jour. Trouvant leur origine dans l’ingénierie et fort d’un héritage provenant des sciences informatiques, ces notations ont depuis longtemps atteint leurs limites visuo-perspectives et s’avèrent de plus en plus inadaptées à la complexité des systèmes actuels. Il devient donc plus qu’urgent de faire appel aux savoirs de l’ergonomie cognitive et du design d’interface pour une refonte visuelle de ces notations. Au cours de cette intervention, je détaillerai des exemples de projets ouvrant à ces échanges interdisciplinaires.

12h15   Romain Vuillemot (École Centrale de Lyon, LIRIS, CNRS)

Titre : Prototyper rapidement des visualisations de données… sans données

La visualisation de données est souvent « data-first » car elle requiert la présence de données avant toute phase de programmation d’un prototype interactif. Au cours de cette intervention, je présenterai une méthode et un outil de prototypage rapide de visualisations, en n’utilisant que des informations a priori sur les données (ex : volume, nombre et types de dimensions, distribution, etc.) pour la conception de maquettes interactives. Cette approche s’inspire et s’aligne sur les méthodologies ‘UX’ et ‘Graphics Design’ bien établies qui sont « graphics-first », à base de ‘grids’, et avec un raffinement progressif, une fois que le contenu (les données) est disponible, afin de passer d’une maquette basse-fidélité, à un prototype haute-fidélité.

12h45-13h15   Discussion et synthèse de la matinée par les présidents de session

- Session 3. Visualiser l’agir d’autrui
Présidents de session : Nicolas Thély et Nathalie Delbard

14h30   Mathias Blanc (Université de Lille, Musée Louvre-Lens, Institut de recherches historiques du Septentrion-IRHiS, CNRS)

Titre : Analyser la production visuelle de sens à l’appui du dispositif « Ikonikaté »

En contexte muséal, l’attention d’un enfant ou d’un néophyte se porte-elle sur les éléments d’un tableau que le médiateur lui signale comme les plus marquants ? De quelle manière le contexte social et culturel (visites en famille, groupe scolaire, etc.) ou l’ordre dans lequel les œuvres sont présentées influencent-ils leur perception par les visiteurs ? Pour répondre à ces questions, le visiteur, muni d’une tablette affichant une reproduction numérique des peintures, souligne ou entoure les éléments picturaux qui lui semblent essentiels ou qui l’interrogent. Pour ce faire nul besoin de maîtriser un vocabulaire spécifique, le recours au verbe est retardé pour soutenir, par le tracé sur les images numérisées, l’expérience esthétique des visiteurs. Diverses visualisations des données recueillies (cartes de chaleur, cluster d’intérêt, etc.) servent ensuite à l’analyse des significations exprimées par les publics face aux œuvres.

15h00   Samuel Lacroix (EDF Design/R&D)

Titre : Concevoir de nouvelles formes de représentation de l’information énergétique : le cadre domestique

Près d’un tiers de la production nationale d’électricité est utilisé pour des usages domestiques. Dans un contexte actuel fortement préoccupé par les économies d’énergies, il est donc important que les usagers prennent conscience de leurs consommations et adoptent des comportements plus vertueux. Pour répondre à ce besoin, des acteurs du marché de l’énergie ont développé de nombreux projets offrant la possibilité d’une analyse détaillée de la consommation. Seulement, comme certaines études le soulignent, ces dispositifs peinent à engager les utilisateurs. En moyenne, ils permettraient une réduction de la consommation de 3 à 4 % seulement. Peut-être que ce faible résultat pourrait être dû au fait que ces systèmes ne prennent pas assez en considération les caractéristiques propres au contexte domestique et de ses occupants. Quelles seraient alors les nouveaux critères à prendre en compte pour concevoir des modes de représentations adaptés à ce cadre? Au cours de mon intervention, je tacherai de préciser certains des défis et problématiques que rencontrent aujourd’hui les acteurs de l’énergie. Parmi ces questionnements, je retiendrai prioritairement les suivants : quels modes de représentation sont adaptés à des usagers qui ne sont ni experts en unité énergétique ni experts en visualisation de données ? Quel est le degré d’intimité de l’information énergétique dans le foyer ? Comment comprendre une information en un coup d’œil dans un environnement non dédié à l’analyse ? Comment concevoir une représentation de données collective, qui s’adresse à tous les membres du foyer ?

15h30   Xavier Boissarie (société ORBE)

Titre : Générer des cartographies par les pratiques de l’espace urbain

Depuis quatre ans, ORBE a conduit une série d’expérimentations ludiques mettant en jeu la cartographie de trajectoires et d’actions dans l’espace public. Ces expérimentations se sont déroulées dans le cadre du projet ANR CoSiMa ouvrant à la création d’une plateforme de médias situés. Les principales questions examinées furent les suivantes : Comment concevoir et mettre en place un système de jeu en milieu variable ? Comment l’expérience ludique située parvient à modifier nos pratiques de l’espace et reconstruire notre carte mentale ? Comment naviguer dans un territoire hybride superposant des territoires distants ? Comment utiliser les modalités haptiques et auditives en alternative à la carte ? En principe de base, une carte vierge de toute information se construit au gré des déplacements et interactions des participants. Cette représentation figure les trajectoires et actions des joueurs en temps réel, elle leur permet ainsi de se projeter ; elle participe de la construction de leur carte mentale et constitue une mémoire dynamique de l’expérience située. Au cours de cette intervention, je reviendrai donc en détail sur ce cadre expérimental de projet.

- Session 4. Visualiser un ou plusieurs ‘actants’
Présidents de session : Fatma Bouali, Pierre-Henri Cubaud et David Bihanic

16h00   Pascal Frey (Université Pierre et Marie Curie-UPMC, Laboratoire ‘Jacques Louis Lions’, CNRS)

Titre : Visualiser pour modéliser ou vice-versa ?

Un nombre croissant de disciplines et de domaines d’applications intègrent la modélisation 3D comme élément structurant de leur recherche et la visualisation comme élément de compréhension de concepts ou d’ensembles de données complexes. De nouveaux défis émergent avec l’avènement de dispositifs interactifs 3D qui conduisent à s’interroger sur l’apport cognitif de ces techniques. Les questions suivantes seront abordées au cours de cette intervention : la visualisation permet-elle de construire une image (mentale) destinée à proposer un ensemble cohérent de représentation d’un concept ou d’un modèle ? N’est-elle qu’un support de la modélisation ? Dans quelle mesure le modèle est-il un élément de représentation de la réalité à un stade de progression des connaissances ? Le modèle précède-t-il toujours la représentation ? Nous prendrons des exemples d’applications à l’interface de plusieurs disciplines pour tenter d’apporter des réponses à ces questions ouvertes.

16h30   Pierrick Bruneau (‘Luxembourg Institute of Science and Technology-LIST’)

Titre : Améliorer des processus d’annotation automatique de documents multimédia grâce à la visualisation

L’annotation de documents multimédia, consistant à attacher des étiquettes (cf. identité de locuteur, concept) à des segments de documents a été au cœur du projet « Camomile » (http://camomile.limsi.fr). En particulier, l’activité d’annotation a été considérée suivant plusieurs perspectives complémentaires : celle de la représentation visuelle de données complexes, de l’aide au processus automatique d’annotation, et de la construction semi-automatique et collaborative d’une « vérité terrain ». Cette intervention sera l’occasion d’une rétrospective sur ces travaux de recherche, en mettant en avant les différents acteurs et problèmes impliqués, les réussites, et les obstacles rencontrés.

17h00   Alessandra Carbone (Université Pierre et Marie Curie-UPMC, LCQB/BioGen, CNRS)

Titre : Visualiser pour imaginer l’invisible biologique

En biologie computationnelle, c’est le phénomène physique/biologique complexe, représenté souvent par des données expérimentales, qui définit le cadre de l’intuition. Nous utilisons l’ordinateur et la visualisation numérique pour construire cette intuition et avancer dans notre raisonnement. Au cours de cette intervention, j’exposerai certains exemples ayant trait à la géométrie des molécules et de leurs interactions.

17h30-18h00   Discussion et conclusion de la journée par les membres du comité d’experts

18h00   Clôture de la journée

res01_2

15 juin 2015 à la Plaine Images

L’édition RES#01 s’est tenu le 15 juin 2015 à l’IMAGINARIUM — Tourcoing (Plaine Images). Celle-ci accueillit des designers, ingénieurs, chercheurs, entrepreneurs et experts de la sphère privé ayant partagé avec le public certaines questions et problématiques de premier plan afférentes à leur domaine de recherche, d’activité.

imaginarium

Téléchargez l’affiche de RES#01.

Vidéo réalisée par la société Square Glasses

1_bis

3 SESSIONS THÉMATIQUES

 

3 sessions thématiques ont été retenues pour cette première édition :

- Session 1. De la visualisation des données-métriques de jeu (Games Metrics Visualisation)
Présidents de session : Fatma Bouali et Nicolas Roussel

- Session 2. De la visualisation des données pour l’aide à la décision (Data-Informed Decision Making)
Présidents de session : David Bihanic et Sophie Pittalis

- Session 3. De la visualisation à la fouille visuelle de données (Visual Data-Mining)
Présidents de session : Fatma Bouali et Nicolas Thély

 

PROGRAMME DE LA JOURNÉE

 

Téléchargez la plaquette ‘programme’ de la journée :

version recto | version recto/verso

9h Accueil des participants

9h30 Introduction à la conférence — David Bihanic

Session 1. De la visualisation des données-métriques de jeu

9h45 Sylvain Haudegond (Chercheur, Serre NumériquePlay Research Lab)

Titre : Design d’interface écologique et visualisation de données pour le jeu vidéo

Résumé : Le design d’interface écologique développé fin des années 80 par Jens Rasmussen et Kim Vincente propose d’utiliser les principes de la perception directe énoncés dès 1979 par James Jerome Gibson en vue de concevoir des environnements graphiques permettant une appréhension aisée de l’information complexe ainsi qu’un diagnostic visuel très rapide de la situation en cours. Dans le cadre de cette intervention, je détaillerai en quoi l’approche du design d’interface écologique peut s’avérer d’un précieux recours pour les analystes œuvrant dans le domaine des jeux vidéo (« game analytics ») lesquels, pour améliorer l’expérience utilisateur, doivent parvenir à visualiser en temps réel des volumes de données en augmentation constante.

10h25 Yves Robin (Responsable « Analytics », UBISOFT)

Titre : De la multiplicité des emplois/usages de la donnée dans le secteur du jeu vidéo

Résumé : La collecte et l’analyse de données sont au cœur de la conception des produits et services délivrés par UBISOFT. Au-delà des défis techniques, il existe des défis méthodologiques, pédagogiques et organisationnels. Dans le cadre de cette intervention, je passerai en revue des cas concrets d’utilisation des données appliqués au jeu vidéo et indiquerai certains moyens permettant d’appréhender ces différents défis. Je préciserai, entre autres (exemples à l’appui), pourquoi il revient aujourd’hui de collecter et d’analyser de la donnée, comment passer de la définition de l’objectif à la mesure de l’impact ou bien encore en quoi la donnée renseigne dès lors le processus de décision.

11h05 Johan-André Jeanville (Responsable « Analytics », Ankama)

Titre : De l’intuition à l’information, les défis de l’approche « data-driven »

Résumé : La collecte, l’analyse et la visualisation de données renferment un potentiel immense que les récentes technologies Big Data permettent aujourd’hui de mieux appréhender. Toutefois, passer d’une stratégie « gut-driven », où l’intuition et le ressenti sont à l’origine de la décision, à une approche dite « data-driven » ou « data-informed », où l’information permet de décider, présente des défis qu’il convient de ne pas sous-estimer. Au cours de cette intervention, je reviendrai sur les défis auxquels doivent faire face les sociétés qui souhaitent mettre en place une culture dite « data-driven » : défis technologiques, défis culturels, défis organisationnels et développement des compétences internes.

11h45 Guillaume Levieux (Maître de conférences, CNAMCEDRIC)

Titre : « Docking » moléculaire, du jeu vidéo à l’outil scientifique

Résumé : La plupart des processus biologiques qui régissent les organismes vivants, le nôtre y compris, reposent sur des interactions entre protéines. Identifier et modéliser ces interactions permet de comprendre mais également d’agir sur le fonctionnement de ces organismes, et représente donc un enjeu de recherche primordial. Au cours de cette intervention, je présenterai « UDock », un jeu vidéo développé au CNAM par le laboratoire CEDRIC et le laboratoire GBA. « UDock » a été conçu comme un jeu vidéo qui permette à un large public de produire des complexes entre protéines (« docking » protéine-protéine) de manière intuitive et motivante, tout en conservant une rigueur scientifique suffisante pour permettre une collecte de données utiles sur les résultats et le comportement des joueurs. Cette démarche place « UDock » à la frontière du jeu et de l’outil scientifique de visualisation et de simulation interactive.

12h25 Pause déjeuner

Session 2. De la visualisation des données pour l’aide à la décision

13h45 Bruno Walther (Président de Captain Dash)

Titre : Dépasser le compas, l’équerre, la règle (…) tout en restant simple

Résumé : « Bar chart », « pie chart », « line chart », toutes ces visualisations de données répondent à un cahier des charges précis : comment représenter des données à l’aide d’une règle, d’un compas et d’une équerre. Depuis quelques années le monde découvre, avec un peu de retard, qu’avec l’informatique nous pouvons dépasser ce cadre et réaliser des choses incroyables en 3D, avec des cartes, des objets connectés, etc. Pour autant, de l’entreprise au monde politique (au-delà de l’effet ‘waouh’ ou ‘artistique’) nous n’avons pas encore trouvé des formes qui nous permettent de lire efficacement la donnée, de mieux saisir des faits. Entre des représentations de la donnée issues d’un paradigme technique datant du 16ème siècle et des infographies qui servent plus à nourrir l’ego de leur concepteur qu’à mieux comprendre un fait, il existe une voie pour inventer une nouvelle manière de lire et penser la donnée. Je tenterai de montrer que la visualisation est à la donnée ce que la grammaire est à une langue et que pour être efficace et utile cette grammaire doit demeurer simple et universelle.

14h25 Pierrick Thébault (Responsable du design, AXA — Data Innovation Lab)

Titre : Concevoir avec les données

Résumé : Si la pratique du design s’articule traditionnellement autour d’une compréhension holistique des facteurs clés et déterminants pour l’utilisateur, par laquelle émergent des points de friction ou des problèmes qu’un travail sur les processus ou les outils peut solutionner, elle tend aujourd’hui à examiner l’ensemble des métadonnées générées par les systèmes techniques à l’échelle d’un foyer, d’un quartier ou même d’une ville entière. La « data » se présente dès lors comme un nouveau matériau qu’il est nécessaire d’agréger, de transformer et de représenter afin d’extraire des connaissances susceptibles d’informer l’utilisateur ou bien encore de l’aider dans sa prise de décision. Partant de projets à l’intersection de la recherche, de l’industrie et de la communication, je mettrai en exergue au cours de cette intervention les différences entre des approches orientées données, application et artefact.

15h05 Pierre Pfennig (Data scientist, Dataiku)

Titre : Le Data-Science-Studio (DSS), un outil collaboratif à l’interface des différents métiers de la donnée

Résumé : Aujourd’hui de nombreux professionnels, aux profils ‘métiers’ très différents, cherchent à collaborer dans les entreprises en vue de valoriser leurs données à l’aide d’approches de type « data-science ». Au cours de cette intervention, je préciserai l’intérêt d’un logiciel visuel puissant comme le « Data-Science-Studio » (DSS) pour créer des applications prédictives de manière simple et collaborative. J’indiquerai alors comment DSS permet de garder un œil sur ses données (sources, stockage, cohérence, etc.) et leur traitement à toutes les étapes du cycle de construction de l’application (des données brutes jusqu’à l’application finale).

15h45 Pause – 10 min.

Session 3. De la visualisation à la fouille visuelle de données

15h55 Benoît Otjacques (Responsable de l’unité « e-Science », LIST Luxembourg)

Titre : Réflexion comparée entre simulation et analyse visuelle de données

Résumé : La science dirigée par les données (« data-driven science ») est dès lors considérée par bon nombre comme le 4ème paradigme de la recherche scientifique en complément de l’expérience, de la formulation de théories et de la simulation. Au cours de cette intervention, nous nous efforcerons d’indiquer ce qui rapproche et distingue, du point de vue méthodologique, les deux paradigmes que sont la simulation et la science dirigée par les données tous deux sollicitant les mêmes capacités cognitives de l’œil et du cerveau. Prenant appui sur des exemples provenant de l’ingénierie et des sciences naturelles, je préciserai lors de cette intervention de quelle manière ces deux conduites méthodologiques ont recours à la couleur, à la forme et à la dynamique des objets représentés. Par là, je relèverai les potentiels offerts par la combinaison judicieuse des techniques et procédés ayant fait leurs preuves dans des mondes peu connectés entre eux.

16h35 Gilles Venturini (Professeur des Universités, Polytech’Tours, LI)

Titre : Comment explorer l’espace des visualisations ?

Résumé : Forme, couleur, dynamique, trois variables visuelles, mais laquelle choisir ? Au cours de cette intervention, j’aborderai le problème de l’aide que l’on peut apporter à un utilisateur pour obtenir une visualisation révélant l’information recherchée. Je rappellerai l’importante combinatoire qui existe quand l’utilisateur doit choisir une visualisation, son paramétrage et la projection des attributs de donnée sur les attributs visuels. Je mentionnerai des exemples représentatifs de travaux concernant les assistants utilisateur fondés sur la connaissance experte ou sur le comportement, l’optimisation automatique des visualisations, la modélisation de la perception visuelle, la gestion d’historiques de visualisations. Enfin, je dégagerai certaines perspectives dans ces domaines.

17h15 Oussama Mubarak (Chercheur, CNAMCEDRIC, ENSADDIIP-ENSADlab)

Titre : Du repérage visuel de l’information en contexte d’interaction co-localisée

Résumé : La conception de systèmes interactifs multi-utilisateur n’est pas sans soulever nombre d’écueils rapportés notamment à la difficulté du repérage/suivi visuel des nombreuses actions réalisées par les utilisateurs ainsi qu’à la surabondance des informations présentes à l’écran (jouant contre la bonne maîtrise de l’écologie perceptivo-cognitive des environnements logiciels). Prenant appui sur les premiers résultats du projet de recherche ANR CoSiMa (« Collaborative Situated Media ») visant la conception d’une plateforme de développement de dispositifs logiciels collaboratifs, j’indiquerai au cours de cette intervention quelques voies de résolution possibles et m’arrêterai, plus particulièrement, sur une expérimentation en cours impliquant le maniement d’un multi-pointeur souris (« CoCursor »).

17h55 Mathieu Jacomy (Chercheur, Sciences Po ParisMedialab)

Titre : L’analyse visuelle de réseaux

Résumé : Certains types de données peuvent être visualisés sous la forme d’un réseau : une série de «« nœuds« » représentés par des points distribués dans l’espace graphique et joints par des « liens » figurés par des traits. Comment tirer parti d’une telle visualisation et ainsi explorer ces données ? Prenant appui sur l’exemple d’une cartographie des sites impliqués dans la conférence « Rio+20 », je présenterai, au cours de cette intervention, une méthode pour lire et interpréter des réseaux. Je détaillerai alors des étapes techniques, qu’il revient de considérer comme ‘interprétatives’, et expliquerai où doit porter le regard et comment donner sens aux formes lues.

18h35 Synthèse des 5 membres du comité RES

19h00 Clôture de la journée

Un Live Tweet (hastag : #RES01 / @cycleRES) a relayé, en substance, les propos et échanges tenus durant la journée.

La cellule de production audiovisuelle de l’Université de Lille 3, sous la responsabilité de Patrice THERY, a réalisé une captation audiovisuelle de des différentes interventions — WebTV ULille 3

Un remerciement spécial aux personnes (outre le comité d’experts) ayant contribué à l’organisation de cette journée : Marc Bourhis et Thibault Jaillon (Squareglasses) ; Yannick Bernabé (Ingénieur d’étude UVHC/département Arts) ; Antonin Jousse (doctorant UVHC/CALHISTE) ; Eulalie Pierquin (doctorante UVHC/CALHISTE — Faculté d’architecture/Université de Mons en Belgique).

RES#01 from Cycle RES on Vimeo.

Contact

INFORMATION, PARTICIPATION, CONFÉRENCES, EXPOSITIONS, etc.

MESSAGE ENVOYÉ
Error! See marked fields.

Co-organisateurs RES#02

David Bihanic

david.bihanic(a)univ-paris1.fr

Pierre-Henri Cubaud

pierre-henri.cubaud(a)cnam.fr